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 Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option

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MessageSujet: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Dim 20 Avr - 17:56



Riágan C. Foley

Prénom(s) : Riágan Conall
Nom : Foley
Date de naissance : 12 novembre 1983 à Limerick, en Eire
Âge : 32 ans
Origines : Irlandais  
Métier / Études : Travaille à Scotland Yard
Statut social : Célibataire
Orientation sexuelle : Bisexuel
Groupe : I work for the Police
Avatar : James McAvoy


We are beautiful...
Comment me décrire ?  Si je vous dis un mètre quatre-vingts de force brute irlandaise, ça vous parle ? Une chance pour moi, je ressemble un peu plus à ma mère qu'à mon père. Aucune chance de me voir en roux, si l'on veut. Je suis plutôt châtain / brun si on doit identifier précisément la couleur de ma chevelure, généralement, j'ai tendance à avoir les cheveux coupés assez court. Il n'y a rien de plus chiant qu'une mèche de cheveux qui vous tombe dans les yeux quand vous visez. Le visage un peu carré, le menton marqué, les yeux gris acier...

Côté style vestimentaire, ça dépend de l'occasion, même si je ne suis généralement pas du genre à trainer en jogging - sauf quand je bricole sur ma moto, mais c'est une autre histoire. Du reste, ma tenue s'adapte en fonction de ma mission du moment. J'ai aussi quelques cicatrices, la plupart sont cependant peu visibles à l'œil nu et elles me viennent toutes de mes années de services dans le Special Air Service. On ne bosse pas dans les commandos sans récolter quelques marques. La « plus belle » cicatrice que je porte est sur mon épaule gauche. Une balle m’a traversée de part en part, non  sans au passage, s’éparpiller un peu dans tous les sens… J’ai eu beaucoup de bol sur ce coup-là…

Contrairement à beaucoup de militaires ou commandos, je n’ai jamais ressentis la nécessité de me faire des tatouages. Disons que ça nous rend beaucoup plus identifiables. Je dois avouer que plus jeune, j’ai été tenté. Vous devez à présent pouvoir me visualiser un minimum.
... And very clever too !
La signification de mon prénom est déjà le premier adjectif que l’on pourrait m’attribuer. Impulsif. Inspirés les parents, pas vrai ? Sinon, sans vouloir tomber dans le cliché, je suis vraiment un irlandais. Avec tout ce que ça entraîne. Je suis du genre borné, acharné, je ne lâche jamais une affaire tant que ce n’est pas terminé. Je suis aussi du genre franc du collier et entier. Si votre tête ne me revient pas, je vous le ferais très vite comprendre. Je suis aussi très exigeant, tant envers moi qu’envers ceux qui bossent avec ou pour moi. Je fais toujours le maximum et ça me parait naturel qu’il en soit ainsi de ceux qui travaillent avec moi. Cette exigence s’associe avec une tendance perfectionniste marquée. Si je n’ai pas une intelligence égale à celle de Sherlock Holmes, je suis loin d’être un imbécile… Du moins, c’est ce que j’estime.

Côté vie de tous les jours, je suis quelqu’un de  sociable, je n’ai aucun problème à atterrir en milieu inconnu et m’en sortir, je m’adapte à tout ou presque, un vrai caméléon. Cependant,  si je n’ai aucun mal à discuter avec n’importe qui, je ne suis pas du genre à m’ouvrir et parler de moi. Certes, j’aime cultiver une part de mystère, mais c’est plus  dans le sens où moins on en sait sur moi, moins on peut en dire. Et si je n’ai personne de proche, on ne peut se servir de ces personnes contre moi. On peut dire en quelque sorte que même entouré, je reste un solitaire dans l’âme. Le plus paradoxal chez moi, c’est que si je peux attendre pendant plusieurs heures quelque chose, et pourtant, ne pas pouvoir rester inactif et ne rien faire de mes dix doigts.

Comme tout irlandais qui se respecte – de la République d’Irlande, s’entend – j’aime mon pays et je suis fier de mes origines. J’aime aussi le Royaume-Uni, je ne me serais pas engagé dans le SAS, sinon. J’aime les choses simples. Si je suis capable de vivre dans le luxe, je sais aussi apprécier une soirée au pub, manger un fish&chips en buvant de la bière. J’aime les grands espaces verts. Honnêtement, sans mon boulot, j’irais rouler ma bosse au grand air. D’ailleurs, dès que je peux, je m’éloigne de la cohue de la ville.

Une de mes plus grandes passions est la moto. Je retape des vieilles bécanes dès que j’ai du temps à tuer, où lors de mes insomnies, qui sont, somme toute, assez fréquente. Alors je passe des heures les mains dans le cambouis. Je fume peu, mais uniquement des Lucky Strike. Je bois peu d’alcool, j’aime avoir les idées claires. Côté nourriture, je mange de tout, sans grande préférence. Je ne suis pas non plus extrêmement bavard, même s’il m’arrive de me lâcher de rares fois. Je pourrais disserter encore longtemps sur mon caractère, mais ça vous gâcherait sans doute la surprise.


Me, Myself and I


Pseudo : Jazz ou Morrigan
Prénom : écrire ici
Sexe : écrire ici
Âge : 21 ans et demi
Lieu d'habitation : écrire ici
Présence : écrire ici
Comment as-tu découvert le forum ? : Amené par Harry/Owen.
Une petite suggestion ? : écrire ici
Code du règlement : Validé par Lyria
Un dernier mot ? :



©️ Néah. pour STIN




Riágan C. Foley


«  « Que celui qui combat les monstres prenne garde dans sa guerre, à ne pas devenir un monstre lui-même. A force de plonger trop longtemps votre regard dans l'abîme, c'est l'abîme qui entre en vous. » [Nietzsche] »

Tell me your story

Chapter One : You come in cold
You’re covered in blood
They are so happy you’ve arrived.
The doctor cuts the chord,
Handed to your mom,
She sets you free into this world… ♫


Limerick, Eire, 12 Novembre 1983. L’endroit et le lieu de ma naissance. Pur produit de l’Irlande, il faudra vous y faire… Enfin, à moitié. Un père, Niall, qui tenait un garage peu après la sortie de ville et une mère, Anna, infirmière au Saint John’s Hospital. J’aurais pu moins bien commencer dans la vie, si l’on veut. Vous l’aurez deviné, je tiens mon ascendant irlandais par mon père, ma mère, elle, était originaire de la banlieue londonienne. Je tiens sans doute mon côté un peu bourru et peu démonstratif de mon père, qui m’a aussi donné le goût du travail bien fait et l’amour des mécaniques bien huilée ; Je pense que son plus grand rêve aurait été qu’un jour je reprenne le garage familial, mais ce n’était vraiment pas pour moi, la suite vous expliquera pourquoi. J’ai passé les premières années de ma vie à Limerick. Je vous épargne le côté école et les conneries que j’ai pu faire. Ce que j’ai toujours apprécié, ce sont les moments que je passais à l’atelier de mon père, au milieu des odeurs d’huiles, d’essences, de moteurs chauds et du fer des outils. A six ans, je pouvais vous dire quelles clés il fallait pour faire la vidange d’une Triumph Bonneville et même donner les références du filtre à air pour une Norton Commando 750. C’était bien plus intéressant que les mathématiques.

Mes parents se sont toujours saignés aux quatre veines pour moi. Ils n’étaient pas riches, même si mon père avait son propre garage et deux employés, nous vivions assez modestement. Si j’avais des jetons pour aller jouer à la salle d’arcade, c’était un évènement. Ça ne m’a jamais dérangé. Au moins, j’ai vite su la valeur des choses. Pourtant ils se sont arrangés pour m’envoyer au collège à Londres, tout en me faisant loger dans la famille, chez une sœur de ma mère… Beaucoup plus collet-serré, sans parler de mon snobinard de cousin ! J’étais donc le « cousin de la campagne ». Mais un cousin très fier et je m’appliquais à me montrer aussi excellent que mon cousin, voir plus… Et c’était plutôt satisfaisant de le surpasser en sport, en histoire et en langues. Inutile de préciser qu’il n’était pas rare de me voir me bagarrer, pas forcément avec Lewis, mon cousin, mais je me colletais souvent avec la bande de snobinards qui l’entouraient.  Autant dire que j’ai assez vite eu une réputation de teigne et de « mauvais garçon ». Ce qui avait le don de me faire mourir de rire. Je dois avouer avoir joué de drôles de tours aux surveillants … et a un professeur de sciences. De bons résultats, mais une tendance à l’insolence et à la bagarre des plus agaçantes. Ça résumait assez bien mes bulletins. Je rentrais pour les vacances en Irlande, et je n’étais jamais plus heureux que dans ces moments-là. J’avais quelques amis d’enfances, mais beaucoup avaient quitté l’école pour aider leurs parents. Autant dire que si à Londres, je n’étais qu’un campagnard, à Limerick, je passais pour un petit gars de la ville. Un petit gars de la ville avec du cambouis sous les ongles. Bref, j’avais en quelque sorte le cul entre deux mondes.


Chapter Two : J’avais un camarade,
De meilleur il n’en est pas ;
Dans la paix comme dans la guerre
Nous allions comme des frères
Marchant d’un même pas.

L’adolescence est arrivée, je partageai toujours ma vie entre Londres et Limerick. Je m’étais calmé sur les blagues de potache, mais je dois bien avouer que pour les bagarres, ça restait assez fréquent. Sauf que ce n’était plus à cause mon accent irlandais parfois prononcé – et ma tendance à jurer en gaélique dès que l’occasion se présentait. A partir de quatorze ans, on commence à se bagarrer pour autre chose que des billes. Non, c’était plus pour les yeux d’une jolie fille.  Comme tous les gamins de mon âge, rien n’était de trop quand il s’agissait de pouvoir sortir avec la plus jolie fille. C’est à cette époque-là que j’ai collectionné le plus d’heures de colle… Et que je suis aussi passé très très près d’un renvoi définitif. Vraiment très près. Avec mon compère de blagues, Pete  Everett. J’étais fils unique, mes parents s’étaient sans doute dit qu’un seul comme moi leur suffirait amplement (et ce n’était pas moi qui les contredirait sur ce point-là…), mais Pete était comme un frère pour moi.  Dire qu’on était comme cul et chemise, c’était assez faible. En vérité, on était rarement l’un sans l’autre… Et pour trouver qui déteignait le plus sur l’autre… Difficile à dire. Pete était le genre de gars à qui j’aurais confié ma vie sans hésiter. Il me connaissait par cœur et la réciproque était aussi vraie. Certaines choses qui font que les gens peuvent se détourner de vous ne le dérangeaient absolument pas. Il s’en foutait comme de sa première paire de chaussettes.

Le paradoxe du Royaume-Uni, c’est que, si certains jeux vidéo dit violents sont interdits au moins de 18 ans, il est tout à fait possible de s’engager dans l’armée à 16 ans. Je n’avais jamais vraiment songé à cette carrière-là. Reprendre le garage de mon père (réussir à le faire devenir important aussi, qui sait), m’aurait tout à fait convenu, à une époque.  Mais à 16 ans, l’armée avait un petit côté glorieux… et promettait surtout son lot d’aventure. Pete n’avait pas vraiment le choix, son père en ayant marre de ses « frasques d’adolescent stupide », moi, rien ne m’obligeait à le suivre. Mais, rester bêtement en cours, sans Pete ? C’était pire que le bagne ! Mon père a accepté la nouvelle sans vraiment broncher, même si intérieurement, il devait être hors de lui. C’est surtout ma mère qui l’a le plus mal vécu. Mais je n’ai jamais été le genre de personne à revenir sur une décision.  On a donc fait nos sacs et on est allé « se faire recruter ». Ma présence devait rassurer Pete, parce qu’il n’avait rien perdu de son côté exubérant. Pour une fois, j’étais un peu sur ma réserve… Il fallait dire que le Sergent-Chef n’avait pas l’air d’être un comique. Plus du genre, si je te colle une baffe, ta tête fait un 360°… Si nous faisions partie des plus jeunes recrues, nous n’étions pas ménagées pour autant… Et grâce à nos merveilleuses aptitudes à faire des trucs stupides, nous enchainions souvent les corvées, au début. Puis, petit à petit, on s’est fait notre place. De binôme à corvée, nous étions devenus le binôme exemplaire. Parfois mal vus par les autres membres de notre unité. Cependant, le fait que nous étions fait pour ce job était indiscutable… Même si du binôme j’étais celui qui prenait les décisions, Pete ayant tendance à ne pas gérer les responsabilités. A seulement dix-huit ans, nous effectuions notre première mission en Afghanistan. Deux ans plus tard, nous étions « conviés » à rejoindre le Special Air Service, deux de leurs escadrons avaient été déployés avec notre unité en Afghanistan et j’imagine qu’on leur avait fait bonne impression. Je me souviendrais toujours de la tête qu’avait faite Pete à l’annonce. Un gamin au pied du sapin le soir de Noël.

C’est comme ça qu’on est retrouvé au 22 SAS, dans la Air Troop (ou Halo Troop, les commandos parachutistes pour simplifier), Pete s’était spécialisé dans la médecine d’urgence et moi dans les explosif, si bien que nous nous étions retrouvés dans la même patrouille, avec deux inconnus plus rodés que nous. Par-là, il faut comprendre plus vieux.  La troisième phase, l’exercice  dit Survival, Evasion, Resistance and Exreation (Survie, évasion, résistance et fuite), avait failli avoir raison de Pete, mais il s’était accroché, et on avait gagné le droit de porter beige orné de l’écusson orné de la dague ailée (Excalibur à l’origine).


Chapter Three : Mais une balle siffle.
Qui de nous sera frappé ?
Le voilà qui tombe à terre,
Il est là, dans la poussière ;
Mon cœur est déchiré.

Notre première mission en tant que commando du SAS prit place en Iraq. Si l’Afghanistan n’avait pas été une partie de plaisir,  l’Iraq était pire. La bouffe avait un gout de sable, et pour cause, ce putain de sable s’infiltrait partout, jusqu’à des endroits assez surprenants… Et incommodant. A vous dégouter d’aller à la plage un jour. C’était à se demander comment Pete faisait pour conserver sa bonne humeur. Et puis, lors d’une simple patrouille de reconnaissance, tout a dérapé. Le soleil cognait dur ce jour-là, et tout semblait presque mort, on aurait /pu se croire dans un désert. Jusqu’à ce que cette promenade dans le désert se transforme en descente aux enfers. Le coup classique de l’embuscade. Classique et efficace. Les détonations ont déchiré l’air dans un boucan de tous les diables. Bientôt des cris se sont ajoutés par-dessus la cohue. Des « En formation », « On a un blessé ici ! », « Aux armes ! ». Et des jurons. Beaucoup de jurons. J’ai perdu ma concentration lorsqu’un trait de feu a traversé mon épaule gauche et j’ai été un instant aveuglé par la souffrance. Je ne sais toujours pas si on m’a tiré au sol ou si je suis tombé. J’ai vu une ombre tomber à côté de moi… L’univers était bordé de rouge. J’ai serré les dents, vérifié que la sécurité de mon arme n’était pas enclenchée, et, malgré la souffrance, j’ai épaulé mon arme, collé mon œil au viseur, retenu ma respiration et une fois l’ennemi dans ma ligne de mire, j’ai pressé la détente. La suite ? Aucune idée, j’ai sombré dans le néant. Le réveil a été … brutal, ou plutôt, douloureux. Le bilan de l’embuscade était lourd. Beaucoup de blessés et quelques morts. Et parmi ces morts figurait Pete. Une balle lui avait déchiré la jugulaire alors qu’il se précipitait pour m’aider. C’était lui l’ombre que j’avais vu chuter. Il ne chantonnerait plus Auld Lang Syne à voix basse pendant nos tours de garde. Il ne me trainerait plus dans les bars pendant nos permissions, jusqu’à pas d’heures.  Il ne perdrait plus jamais fictivement sa solde au poker. Pete allait juste se faire bouffer par des asticots.

La suite des évènements se déroula dans un brouillard flou. J’avais du mal à accrocher à la réalité, mais être gavé d’antidouleurs n’y était sans doute pas étranger. Malgré mes protestations, je fus rapatrié. Quelques mois plus tard, je prenais ma retraite du SAS, un poste de formateur n’était pas vraiment ce que j’avais dans l’idée comme plan de carrière, mais il était encore trop tôt pour que je retourne sur le terrain. Il n’existe pas trente-six formes de reconversion pour un ancien des Forces Spéciales. La voie légale comprenait deux options : la police ou les boites de sécurité privées. La voie illégale était à peu près semblable. Après un temps passé à plus ou moins me morfondre dans ma ville natale, en filant tout de même un coup de main à mon père au garage, mais je passais aussi pas mal de temps loin de la ville et de la cohue. L’adaptation au retour à la vie civile n’est jamais une chose facile, surtout lorsqu’on passe des mois à se faire tirer dessus dans le désert. Le retour à la normalité est assez perturbant. Au bout d’un certain temps à tourner en rond, j’ai choisi d’emprunter la voie légale. Je suis retourné à Londres et j’ai passé les concours d’officiers de police que j’ai réussi sans trop de mal.


Chapter Four : Ma main il veut me prendre
Mais je charge mon fusil ;
Adieu donc, adieu mon frère
Dans le ciel et sur la terre
Soyons toujours unis.

Ma nouvelle vie a commencé ainsi. Je me suis acheté une maison, une petite baraque dans la banlieue, avec, le plus important un garage. J’ai fait venir ma moto d’Irlande, une Triumph Bonneville que mon père m’avait offerte lorsque j’avais eu mon permis – comme quoi, même si c’était un homme bourru, il n’en était pas moins un père aimant – ainsi  qu’une ou deux motos quoi que le terme épave aurait mieux convenu. Le jour, je jouais mon rôle de flic, même si je devais l’avouer, ça n’avait rien de très attrayants, d’autant plus que le manque d’action était assez flagrant. Gérer des jeunes ivres ou la circulation, ce n’était pas franchement l’idée que je me faisais de la reconversion.  La nuit, je passais souvent de longues heures dans mon garage, parce que je ne trouvais pas le sommeil. D’autres fois, soit je partais rouler loin de la ville, soit je déambulais sans but dans les rues de Londres.  Et puis un matin, on m’a  proposé d’intégrer l’unité chargée des infiltrations. Ce n’était pas les Opérations Spéciales, mais c’était déjà un peu plus d’action au programme. Et puis, honnêtement, je n’avais pas grand-chose à perdre. Contrairement à un certain nombre de flics de l’équipe, je n’étais pas marié. Je n’avais pas d’enfants. Pas de frère ou de sœur. Uniquement mes parents, en Irlande. Le choix était vite fait. Et le fait de n’avoir comme signe distinctif que des cicatrices n’étant pour la plupart visible que si j’étais découvert à un certain degré était un avantage. Au pire je pouvais toujours me grimer un peu avec de faux tatouages.

J’ai commencé par des petites missions, qui se sont révélées être des réussites. Je me sentais comme un poisson dans l’eau. Je n’avais pas de mal à me fondre dans une autre identité. Bien sûr, il y avait toujours des traits communs entre mon « rôle » et ma personne. Je ne pouvais pas me défaire de mon accent irlandais, même s’il était plus atténué que la première fois où j’avais mis les pieds à Londres. Mais je savais assez bien le tourner à mon avantage. Comme un italien ou un russe aurait pu le faire.  La plupart des êtres humains sont doués lorsqu’il s’agit de mentir sur qui ils sont réellement. Moi, j’avais juste à me faire passer pour un ancien des Forces Spéciales qui s’ennuyaient… Et c’était la vérité. Quand on s’est habitué à une certaine routine, le reste nous semble bien fade. Je n’avais pas à forcer beaucoup pour jouer mon rôle.

Et puis, il y a ce jour où tu te retrouves face à la ligne. Oh, ce n’est pas une ligne physique, c’est plus une question de morale ou de conscience.  Tu sais que dans quelques minutes, les autres flics viendront saisir la marchandise. Tu sais qu’en faisant vite, tu peux fortement enjoliver tes fins de mois qui ne sont pas toujours  faciles. Tu sais que si tu fais ce que tu penses, tu risques de ne plus te regarder en face dans un miroir. Tu te dis que merde, t’en as assez chié dans ta vie pour ne pas cracher sur l’occasion de mettre un peu de beurre dans les épinards. Tu te dis que si ça avait été toi, le cadavre, là-bas dans le désert, Pete aurait sans doute fait pareil. Tu as l’impression de l’entendre chantonner Auld Lang Syne, comme s’il était toujours là. En toi, il y a deux forces qui s’agitent. Celle qui est droite, fière et en souffrance, celle qui te dit que ce n’est pas ça ta vie. Et tu as l’autre, retorse, amorale, qui essaye d’oublier la souffrance et qui te dit qu’au fond qu’est-ce que tu en as à foutre ? Tu sais que tu n’es ni bon, ni mauvais. Que d’autres feraient pareil à ta place. D’autres feraient même pire. Alors, ta main va se resserrer doucement sur quelques billets et les fourrer au chaud dans la doublure de ta veste. Les collègues vont débarquer et ne rien voir. Ou faire semblant de n’avoir rien vu.

Alors, une porte se ferme, quelque part, entre Limerick et le désert Iraquien. Plus rien ne sera comme avant… Mais ça n’a plus d’importance. Rien n’était plus comme avant bien avant cet incident.

Je ne suis ni bon, ni mauvais. Je ne me cherche pas d’excuse. Je pourrais dire que j’ai laissé ma conscience et mon innocence là-bas, à la guerre, mais ce n’est pas vrai. La devise du SAS c’est « Who dare  wins ». Qui  ose gagne. J’ai osé. J’ai gagné autant que j’ai perdu. J’ai tourné la page sur mon ancienne vie.

©️ Néah. pour STIN


Dernière édition par Riágan C. Foley le Dim 15 Mar - 22:38, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Dim 20 Avr - 18:19

Bienviendue parmi nouuuuuuuuuuuus \o/

N'hésites pas à la moindre question   
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Dim 20 Avr - 19:47

ça dépend si tu dois me mordre à chaque question ou pas ... Razz
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Dim 20 Avr - 19:52

Mordre c'est cool d'abord
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Dim 20 Avr - 21:17

Sebastian Stan. *u*

Welcomeuh 8D
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Dim 20 Avr - 21:19

Merci
Michael Fassbender *-*
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Lun 21 Avr - 11:59

Welcome

OMG Sebastian Stan *_*
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Lun 21 Avr - 13:40

Merci Very Happy

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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Mar 22 Avr - 9:10

Parce que tu le mérites, wesh x)






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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Mar 22 Avr - 16:27

Ow yeah Very Happy

Pas trop long à lire ? Razz

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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option Mar 22 Avr - 17:46

Nan, ça a été x)
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MessageSujet: Re: Riágan C. Foley ♠ Crossing the line isn't hard, but, taking a step back isn't an option

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